Les pinsons du Pont de Quinson

 

Les pinsons
272 pages, 23×28 cm.
Année de publication : 2011
311 photographies b&n

Sujet : Chronique guillerette de trois générations de copains qui, depuis une cinquantaine d’années, se retrouvent périodiquement dans un petit village provençal.

En fait, si ce recueil de photographies accumulées pendant une cinquantaine d’années avec les copains, contient 16 chapitres portant sur les sujets les plus variés, allant des maisons aux fêtes et aux motos anglaises, la meilleure façon de l’aborder est cette rapide description de l’arrivée dans le village…

Le village de Quinson, au bord du Verdon, dans les Alpes du sud
Le village de Quinson, au bord du Verdon, dans kes Alpes du sud

C’est dans la dernière petite descente vers le Verdon, en arrivant au village de Quinson depuis Montmeyan, qu’on découvre d’un seul coup d’œil quelques-unes des facettes qui rendent cet endroit aussi attachant. On franchit le pont enjambant la rivière et qui, depuis les Romains, est le passage obligé des voyageurs remontant du littoral vers le Nord. Sur la gauche, au-dessus des falaises abruptes qui surplombent la petite vallée, subsistent les pans de murailles en ruines du Vieux Quinson, restes d’un oppidum qui servait de refuge bien avant la construction du village. Sur la droite, les eaux de la rivière ont recouvert les îles qui se trouvaient là avant la construction du Barrage d’Esparron, dans les années ’70.

La maison, Place de l'Eglise, ou tout a commence...
La maison, Place de l’Eglise, ou tout a commence…

Après être passé devant l’Hôtel Notre Dame, qui a conservé, avec son immense porte cochère, l’aspect typique des relais de poste

Monsieur Blanc, le dernier berger du village en 1970
Monsieur Blanc, le dernier berger du village en 1970

qu’on retrouve partout dans le midi, et laissé, à gauche, la masse rébarbative du Musée de la Préhistoire conçu par N. Foster dans les années ’90, on grimpe vers le village dont les fortifications ont disparu après avoir été recouvertes, au-dedans et au dehors, d’habitations, lorsque le village n’avait plus besoin d’être défendu.

Après avoir franchi la porte la plus solennelle du village, celle qui faisait face au voyageur arrivant du midi, et qui porte les traces parfaitement conservées de la herse qui la protégeait, le visiteur pénètre sur une place qui, il n’y a que quelques années seulement,

Marie, Place de l'Eglise, le soir de la fete de Sainte Rosalie.
Marie, Place de l’Eglise, le soir de la fete de Sainte Rosalie.

semblait comme édifiée autour de l’énorme tronc torturé d’un ormeau dont on disait qu’il avait été planté sous Henri IV, mais qui était voué à disparaître …Sur la gauche, l’église reconstruite au XIXème siècle n’a guère d’intérêt, tandis qu’à droite, l’ancienne maison du Bailly, construite, elle, au XVIème siècle, était d’une grande élégance jusqu’à son aménagement intempestif récent. En face, se trouve la maison autour de laquelle se construira le récit de ce livre : une maison « noble » qui affichait son statut social – à l’époque – par sa tour quelque peu arrogante à l’intérieur des murs, qui abrite l’escalier hélicoïdal desservant les trois niveaux.

Jean et Annie dansent la valse sur le cours. 1986
Jean et Annie dansent la valse sur le cours. 1986

Le visiteur peut aussi contourner la partie fortifiée du village en empruntant le « Cours » qui se retrouve dans la plupart des villages provençaux, et qui persiste même lorsque les fortifications ont disparu. Le Cours occupe le glacis initialement aménagé lors de l’édification des murailles.

Les chats blancs de Madame Blanc
Les chats blancs de Madame Blanc a la fenetre du presbytere.

C’est l’espace public privilégié du village où se concentrent les commerces, où l’on circule et où l’on se promène, et où l’on fait la fête pour l’anniversaire de la Sainte Patronne du village : Sainte Rosalie.